Sophie Le Quillec Obin -  Psychothérapie et Supervision

 Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite.

 C'est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.

 Nous nous posons la question : "Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ?" En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?

 Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde. L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres.

Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous.

 Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre  peur, notre présence libère automatiquement les autres.   (Nelson Mandela 1994)

Sur rdv - 10, rue Bréguet  75011 Paris - M° Bréguet-Sabin/Bastille/Voltaire - Tel : 06 18 40 72 21 - s.obin@orange.fr

E M D R  (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) 

 

L’EMDR est une approche psychothérapeutique, découverte aux Etats-Unis en 1987 par Francine SHAPIRO, psychologue américaine et membre du Mental Research Institute de Palo Alto. cette thérapie utilise la stimulation sensorielle des deux côtés du corps, (mouvement des yeux ou stimulations tactiles ou bips sonores), pour induire une résolution des symptômes liés à des événements traumatiques du passé. 

Le processus de traitement activé par la méthode est un processus conscient. Il correspond à ce que fait naturellement notre cerveau quand il ne se bloque pas. En effet, de la même façon que les cellules se mettent en activité tout autour d'une plaie pour la cicatriser, le cerveau possède sa façon de cicatriser et donc digérer, puis trier et ordonner les moments quotidiens bons ou mauvais. Il semblerait que ce processus se passe lors de notre sommeil...

Cependant, lorsque la plaie (physique ou psychique) est trop grande, l'organisme ne peut faire face et le principe de cicatrisation ou de digestion s'arrête. Le principe de l'EMDR est de relancer ce mécanisme par le biais des stimulations bilatérales alternées. 

Concrètement, au début d’une séance EMDR, le praticien demande au patient de se concentrer sur l’évènement perturbant, en gardant à l’esprit les souvenirs sensoriels de l’évènement (image, son, odeur, sensation physique), ainsi que les pensées et ressentis actuels qui y sont associés. Le praticien commence alors des séries de stimulations bilatérales alternées, c’est-à-dire qu’il stimule le cerveau alternativement du côté gauche puis droit. Entre chaque série, il suffit alors que le patient remarque et nomme ce qui lui vient à l’esprit. Il n’y a aucun effort à faire pendant la stimulation pour obtenir tel ou tel type de résultat ; l’évènement se retraite spontanément, et différemment pour chaque personne selon son vécu, sa personnalité, ses ressources, sa culture.

Les séries de stimulations bilatérales continuent jusqu’à ce que le souvenir de l’évènement ne soit plus source de perturbations mais soit associé à des ressentis calmes ainsi qu’à des pensées positives et constructives. 


La thérapie EMDR permet donc de débloquer les mécanismes naturels de traitement de l’information, et ainsi le traumatisme peut enfin être retraité (ou digéré), même plusieurs décennies après...

C'est aujourd’hui une approche thérapeutique mondialement reconnue par la communauté scientifique pour son efficacité dans le traitement des troubles post-traumatiques. 


La thérapie EMDR repose sur un ensemble de principes essentiels à une approche humaniste et intégrative de la médecine et de la santé : la confiance dans la capacité d'auto-guérison propre à chacun, l'importance de l'histoire personnelle, une approche centrée sur la personne, un pouvoir restauré, l'importance du lien corps-esprit, pour un mieux être...

 

 La notion de traumatisme 


Tout le monde est d’accord sur le fait que les violences sont une atteinte grave aux droits humains fondamentaux des personnes.

Pierre Janet, figure majeure de la psychologie française du XIX siècle attribua un rôle déterminant au traumatisme psychique dans l'amnésie et la dissociation des souvenirs. Dans sa lignée directe, la branche théorico-clinique du trauma pense que les violences seraient à l'origine de graves conséquences sur la santé mentale et physique. 


Pour expliquer de façon simplifiée le type de situation pouvant générer un « syndrome post-traumatique », on peut parler des 3 F : une situation de stress tellement intense que l’on n’a pas pu combattre « no Fight », ni fuir « no Flee » et où l’on s’est donc sidéré « Freeze ».


Il peut s’agir de traumatismes « évidents », avec un grand "T", tels les violences physiques, agressions, abus sexuels, accidents de la route, incendies, catastrophes naturelles, guerres, attentats...


Mais il peut s’agir aussi d'événements de vie difficiles ou de traumatismes avec un petit "t", qui passent plus inaperçus et peuvent être la source d’émotions ou de comportements inadaptés ou excessifs dans la vie quotidienne : une enfance perturbée, des séparations répétées dues à des déménagements nombreux, du harcèlement scolaire, une fausse couche ou un IVG, une maladie grave, un deuil, un environnement professionnel déstabilisant...


Ces perturbations émotionnelles s’expriment sous diverses formes : irritabilité, angoisse, cauchemars, tendance à l’isolement, comportement agité voire violent, douleurs physiques, somatisations, régression chez l’enfant... 

D’autres troubles psychologiques relèvent aussi, dans certains cas, de traumatismes récents ou anciens, parfois inconscients : dépression, addictions, troubles du comportement alimentaire, attaques de panique, phobies, ...


Ces perturbations apparaissent quand notre cerveau est dépassé par un choc traumatique et n’arrive pas à traiter (ou digérer) les informations comme il le fait ordinairement. Il reste bloqué sur l’évènement, sans que nous en ayons conscience, et ce sont les vécus traumatiques non digérés qui sont sources de ces perturbations.

 

 

Intégration du Cycle de la Vie (ICV)

 

Peggy Pace, psychothérapeute américaine, diplômée en psychopathologie et conseillère en thérapie familiale, a mis au point cette nouvelle thérapie ces 10 dernières années, après avoir travaillé pendant plus de 20 ans avec des adultes traumatisés dès leur enfance. Elle s’est appuyée essentiellement sur le récit de vie pour développer son approche thérapeutique.


Elle reprend l’hypothèse neuroscientifique selon laquelle un attachement sécure (qui permet de créer une sensation d’être en sécurité et parfaitement aimable) chez le tout petit, va pouvoir se mettre en place à partir de la construction mutuelle par le parent et l’enfant des récits de la vie de l’enfant (Cozolino, 2002). La mère, en expliquant en temps réel au bébé qu’elle le nourrit, qu’elle lui donne le bain, qu’elle va le coucher car il a l’air fatigué… participe à la compréhension du monde et de la vie du tout petit.

 

Plus tard, les parents, en racontant à l’enfant son vécu, ses évènements de vie, que ce soit de façon quotidienne, ou plus exceptionnellement, vont encore concourir à l’élaboration de la mémoire de l’enfant. Avec le récit de vie, les notions de corps et de son respect, puis de vécu, de temps passé, d’appartenance à la famille, d’attachement et d’amour, d’identité… s’inscrivent peu à peu dans le cerveau, nourrissent goutte à goutte le psychisme et construisent lentement et sûrement le « Soi central ».

 

Partant de là, Peggy Pace propose donc au patient adulte en mal de vivre, de lui montrer le récit de sa vie et ce, lors de nombreuses répétitions au cours desquelles il y a progressivement intégration de son histoire, avec des changements notables dans  sa vie d’adulte.

Finalement, c'est un peu comme si on élaborait à postériori les fondations d'une maison ! (J. Smith)

 

Les patients emploient souvent les même mots pour décrire l’effet de cette thérapie : ancrage, solidité, confiance, sentiment d’être plus plein, sécurité, axe central… 


Il y aurait réparation des séquelles si souvent laissées par la violence éducative ordinaire : les carences, les négligences, les traumas précoces.

 

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